République dominicaine • Haïti • Costa Rica
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Description gÉnÉrale Nom en créole: Ayiti (Terre des hautes montagnes) Régime: république Superficie: 27 750 km2 Capitale: Port-au-Prince Population: 8,3 millions d’habitants (en 2003) Croissance démographique: 1,7% (en 2003) Population rurale: 63,7% Population urbaine: 36,3% Taux de chômage: 60% Alphabétisation: 45% Espérance de vie (en 2003) (hommes/femmes): 50 ans/54 ans Langues parlées: français, créole Monnaie: gourde Religion: vaudou, catholicisme, protestantisme Fête nationale: 1er janvier (1804) | |
SociÉtÉLa population d’Haïti s’élève à 8,3 millions d’habitants dont les trois quarts vivent en zone rurale. La quasi-totalité descend d’esclaves noirs, soit 95%. Le reste (5%) est constitué de métis d’origine africaine et française. D’ailleurs, la vie politique d’Haïti a été marquée par la rivalité opposant ces deux communautés. Haïti est un des pays les plus pauvres du monde. Une partie importante de ses habitants vit dans des conditions précaires avec un taux de chômage de 60%.
Le taux de scolarisation des jeunes est très inégal entre les zones urbaines et rurales. Les petits garçons des classes défavorisées quittent l’école très tôt afin de travailler pour aider la famille avec un revenu d’appoint. Quatre-vingt-douze pour cent des enfants dominicains sont inscrits à l’école primaire, toutefois, ce taux baisse à 75% en ce qui concerne l’école secondaire. Ce taux de fréquentation est encore plus bas dans les campagnes où seulement une minorité d’écoles offrent tous les niveaux du primaire.
GÉographie
Haïti se trouve dans la mer des Caraïbes, sur la partie ouest de l’île d’Haïti, dont l’est est occupé par la République dominicaine. Elle fait face à Cuba et à la Jamaïque, qui se trouvent à 190 km de ses côtes, au-delà du canal du Vent. Le pays a une superficie de 27 750 km
2, s’étendant du nord au sud sur 200 km et de l’est à l’ouest sur environ 300 km. Îles adjacentes: La Gonâve, la Tortue, l’île à Vache, les Caïmites, la Navase.
Le pays offre un paysage montagneux. Son climat est tropical humide. Les pluies sont fréquentes au nord, alors que les régions sous le vent sont plutôt arides. Le socle granitique dont l’île bénéficie produit des sols très sensibles à l’érosion. Celle-ci est accentuée par la déforestation intense pratiquée par la population, qui se chauffe au charbon de bois faute d’électricité. Le domaine forestier est réduit à 3 à 5% de la superficie du pays, et se trouve principalement en altitude.
La population haïtienne est très jeune: plus de 40% des Haïtiens ont moins de 15 ans. Seulement 6% ont plus de 60 ans, et l’espérance de vie est faible: 50 ans pour les hommes, 54 pour les femmes.
La population demeure rurale (près de 70 vivent à la campagne), mais la pauvreté pousse les gens vers la capitale et ses bidonvilles. Port-au-Prince compte à présent environ 2 millions d’habitants. Les petites villes pauvres, Cap-Haïtien et Gonaïves, en dénombrent 72 000 et 63 000.
Histoire
Le 5 décembre 1492, Christophe Colomb, à la recherche de métaux précieux, débarque sur l’île de Quisqueya (Mère de toutes les terres) qu’il rebaptise Hispaniola (petite Espagne). L’Île est alors peuplée par les Indiens Taïnos de la tribu Arawaks. À partir de 1697, les Français prennent de contrôle de la partie occidentale de l’Île. Après avoir décimé les populations autochtones, les colonisateurs importent les premiers esclaves noirs au début du XVI
e siècle. L’économie de l’Île repose alors sur l’esclavage.
Vers 1791, ces esclaves se révoltent et, sous la conduite de chefs comme Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessaline, Henri Christophe et Alexandre Pétion, mènent une guerre qui aboutit à la proclamation de l’indépendance d’Haïti en 1804. Cela fait d’Haïti la plus vieille république du Nouveau-Monde, après les États-Unis, et la première république noire indépendante.
Au cours de ses quelque 500 ans d’histoire, «la perle des Antilles» a connu des fortunes diverses. En effet, les premiers temps sont difficiles, marqués par des luttes de pouvoir. Au XIX
e siècle, les États-Unis occupent militairement Haïti. En 1957, François Duvalier (Papa Doc) est porté au pouvoir. Il impose une politique très répressive en s’appuyant sur une milice paramilitaire. En 1971, son fils Jean-Claude (Baby Doc) lui succède. Ce dernier est chassé du pouvoir en 1986. Toutefois, son départ ne signifie pas la fin de la dictature. Juntes militaires et coups d’État marquent les années qui suivent.
En 1990, des élections ont lieu sous contrôle international. Jean-Bertrand Aristide remporte la victoire en 1990 avant d’être renversé par un coup d’État militaire en 1991. Les troupes américaines chassent le gouvernement du général Raoul Cédras. Aristide, en exil aux États-Unis, est reporté au pouvoir lors des élections de 2000. Une nouvelle crise politique devait secouer le pays au début de 2004 et chasser le président Aristide du pouvoir.
Sur le plan social, au printemps 2004, le pays était frappé par de graves inondations qui ont fait de 2000 à 3000 morts et disparus. La région sud-est du pays est celle qui a été le plus touchée par les pluies torrentielles.
Politique La participation massive des Haïtiens aux élections législatives et territoriales de mai 2000 avait démontré l’importance qu’ils accordaient au processus démocratique dans leur pays. Conscients des enjeux pour la stabilité politique et le développement d’Haïti, les électeurs avaient souhaité se démarquer des vieilles habitudes en assurant une transition démocratique du pouvoir.
Cependant, bien que le déroulement des élections ait été salué par la majorité des observateurs comme un pas dans la bonne direction, la mission d’observation électorale de l’OEA devait noter dans son rapport final que plusieurs dérapages et irrégularités, dont la méthode de comptage des voix, avaient entaché les élections. Ayant vainement contesté ces résultats, les partis de l’Opposition ont refusé de participer à l’élection présidentielle de novembre 2000, remportée par Jean-Bertrand Aristide.
L’opposition haïtienne a contesté la légitimité des élections législatives de mai 2000, ainsi que les élections présidentielles de novembre 2000, et a demandé la démission du président Aristide. Le processus de négociations engagé sous l’égide de l’OEA et de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) entre le parti Fanmi Lavalas et les partis de l’Opposition, et qui visaient entre autres choses la tenue d’élections législatives et territoriales, n’a pas donné les résultats escomptés.
Le 1
er janvier 2004, Haïti fêtait le bicentenaire de son indépendance et de la proclamation de la première république noire du monde. Pourtant, l’heure n’est pas à la fête; en effet, une grave crise politique devait chasser le président Aristide au début de l’année 2004.
Haïti semble dans l’impasse sur les plans politique, économique et social. Le Premier ministre de transition a hérité d’un État en faillite. Une force multinationale est présentement en place et tente de ramener un peu d’ordre dans le pays en attendant qu’une solution durable soit trouvée à cette crise. Les prochaines élections sont prévues pour novembre 2005.
ÉconomieHaïti est le pays le plus pauvre des Amériques avec 80% des Haïtiens vivant sous le seuil de la pauvreté. Cette situation est aggravée par la crise actuelle. Les difficultés politiques, la faiblesse des institutions publiques, l’analphabétisme, le manque d’investissements, le chômage élevé et la détérioration des infrastructures, entre autres, rendent une reprise économique ardue. Les importants montants d’aide internationale accordés à Haïti ont diminué au cours des dernières années et l’économie connaît une période de décroissance. La Résolution 822 de l’OEA soutient une reprise du dialogue entre les Institutions Financières Internationales (notamment la Banque interaméricaine (BID)) et le gouvernement haïtien afin de trouver un accord mutuel sur les conditions techniques qui sont des préalables à la reprise des activités normales.
Haïti est membre des Nations Unies, de l’OEA et de la Francophonie. En juillet 2002, l’accession d’Haïti à la CARICOM a été officialisée suite à la ratification d’un traité par le parlement haïtien plus tôt dans l’année. On notera aussi qu’Haïti a signé la plupart des traités et accords internationaux auxquels le Canada et d’autres pays attachent une importance particulière, y compris la Convention d’Ottawa sur les mines antipersonnelles et le Traité de Rome sur la constitution d’une Cour pénale internationale.
SourcesAmbassade du Canada en HaïtiSite de Radio-CanadaSite du ministère des Affaires étrangères du Canada
Site de Americas un nouveau monde
Guide du formateur de Plan Nagua