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  Description gÉnÉrale
Régime: présidentiel
Superficie: 48 734 km2
Capitale: Santo Domingo
Population: 8,8 millions d’habitants (en 2003)
Croissance démographique: 1,3%
Population urbaine: 64%
Taux de chômage: 15%
Alphabétisation: 82,1%
Espérance de vie (hommes/femmes): 71 ans/75 ans
Langue officielle: espagnol
Monnaie: peso
Religion: catholicisme (en majorité)
Fête nationale: 27 février (indépendance)


SociÉtÉ

La population de la République dominicaine est estimée
à 8,8 millions d’habitants, dont près de 64% se concentre dans les zones urbaines. La plupart des habitants de
ce pays sont d’ascendance espagnole ou africaine.
75% de la population dominicaine est métissée.

La pauvreté demeure un problème important. En effet,
56% des foyers dominicains vivent dans la pauvreté.
Cette pauvreté est trois fois plus grande dans les zones rurales que dans les zones urbaines. La situation est encore pire dans les zones frontalières.

La qualité des services de santé et d’éducation laisse grandement à désirer. En 2002, la République dominicaine se trouvait parmi les pays en développement les plus
sous-développés des Caraïbes et d’Amérique latine. L’état de santé de la population est directement relié à la situation socio-économique.

Le taux de scolarisation des jeunes est très inégal entre les zones urbaines et rurales. Les petits garçons des classes défavorisées quittent l’école très tôt afin de travailler pour aider la famille avec un revenu d’appoint. Quatre-vingt-douze pour cent des enfants dominicains sont inscrits à l’école primaire, toutefois, ce taux baisse à 75% en ce qui concerne l’école secondaire. Ce taux de fréquentation est encore plus bas dans les campagnes où seulement une minorité d’écoles offrent tous les niveaux du primaire.


GÉographie


Deuxième pays des Caraïbes par la superficie (48 734 km2), la République dominicaine se situe au cœur des Grandes Antilles. Son territoire occupe les deux tiers orientaux de l’île Hispaniola qu’elle partage avec Haïti.

La République dominicaine possède environ 1 600 km de côtes (océan Atlantique au nord, mer des Caraïbes au sud). Elle compte les plus hauts reliefs des Antilles. Ainsi, quatre chaînes de montagnes orientées ouest/est partagent le pays du nord au sud: la plus importante est la cordillère centrale avec pour sommet le Pico Duarte (3175 mètres), le plus élevé des Caraïbes.

La végétation varie avec l’altitude et l’exposition aux alizés. En dehors de certaines zones arides du sud-ouest, la plus grande partie du pays reçoit des pluies toute l’année, ce qui favorise l’existence de la plupart des plantes tropicales et, en altitude, celle de nombreuses plantes des régions tempérées.


Histoire
L’histoire de la République dominicaine commence avec celle de l’île de Quisqueya sur laquelle se sont succédées plusieurs civilisations indiennes, dont celle des Taïnos. La découverte de l’île, baptisée Hispaniola, le 5 décembre 1492 par Christophe Colomb, est fatale aux Indiens et ouvre une période jalonnée de colonisations ou interventions directes extérieures successives (espagnoles, françaises, haïtiennes et américaines).

Le pays prend le nom de République dominicaine le 27 février 1844 en même temps qu’il obtient son indépendance. Des années d’instabilité politique précèdent la dictature de Rafael Trujillo qui prend le pouvoir en 1930. Son gouvernement, tyrannique et répressif, prend fin avec son assassinat, en 1961.

Cinq ans plus tard, le 28 novembre 1966, la Constitution installe le régime démocratique actuel. Depuis, la République dominicaine a été marquée par Joaquin Balaguer, au pouvoir à plusieurs reprises, notamment de 1986 à 1996. Sa politique pro-américaine et parfois autoritaire a été accompagnée d’un programme économique favorable au développement de l’île.

Au printemps 2004, le pays était frappé par de graves inondations qui ont fait plusieurs centaines de morts. C’est la plus grande catastrophe naturelle à toucher l’Ile depuis l’ouragan George en 1998.


Politique
Le régime est de type présidentiel affirmé avec un président, élu au suffrage universel direct tous les quatre ans. Depuis 2002, le président est rééligible pour un second mandat consécutif. Le Congrès est composé de 32 sénateurs et 150 députés.

Les élections présidentielles de 1996 ont permis de consolider la démocratie. En effet, l’alternance politique prouve la stabilité du régime. Après le social-démocrate Hipólito Mejía porté au pouvoir en mai 2000, c’est le libéral Leonel Fernandez qui a remporté les élections présidentielles de mai 2004.

Les principaux partis politiques sont le Parti Révolutionnaire Démocratique (PRD), le Parti de la Libération Dominicaine (PLD) et le Parti Révolutionnaire Social Chrétien (PRSC).


Économie
Durant la décennie 1990-2000, l’économie dominicaine a connu une période d’expansion économique très soutenue. Cette expansion s’est accompagnée de réformes de ses institutions publiques et privées et le pays a fait des efforts importants vers l’ouverture et la libéralisation (loi sur les investissements: 1996; loi sur les télécommunications: 1998; lois fiscales remaniant le régime tarifaire: 2001; loi monétaire et financière: 2002).

Toutefois, depuis 2001, cette performance se dégrade et la croissance, encore enviable, s’accompagne de déséquilibres significatifs, traduisant la vulnérabilité de l’économie aux chocs externes et internes. Ainsi, on note une dépréciation importante du peso, qui suit un régime de change flottant depuis le 2 avril 2002 (25 pesos/1,00$ US$ en février 2003 contre 16,5 pesos/1,00$ US fin 2001) entraînant une reprise de l’inflation, tandis que l’ajustement en balance des paiements repose pour une part croissante sur le recours à l’endettement extérieur.

La République dominicaine est devenue membre de l’OMC en mars 1995, et s’est engagée dans un processus de réforme et de libéralisation de sa politique commerciale. Pour consolider son intégration dans l’économie régionale, le pays a signé des accords de libre-échange avec les deux blocs régionaux (CARICOM et MCAC), entrés en vigueur en 1981. Il est membre de l’Association des États des Caraïbes. Le pays bénéficie des accords de préférences commerciales signés avec les États-Unis (CBI et CBTPA), avec l’Union européenne (accord de Cotonou), ainsi que de l’accord SGP (Système Généralisé de Préférences).


Sources
DREE-France
Site de Radio-Canada
Site du ministère des Affaires étrangères du Canada
Site de Americas un nouveau monde
Guide du formateur de Plan Nagua

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